Chanson contrebasse solo

«Les chanceux qui l'ont croisé sur scène aux bras de sa contrebasse savent que ce personnage est une émotion à lui tout seul, une émotion vêtue de cuir, car il ne fait pas dans la dentelle, mais une émotion quand même : pleine et entière, avec la faiblesse qu'elle engendre parfois, et la force qu'elle nécessite pour être exprimée.» Philippe Prohom dans Longueur d’Ondes.

Le spectateur est immédiatement saisi par l’attitude résolument rock et charnelle du personnage : cheveux en crête, cuir sur le corps, gilet ouvert puis torse nu sur scène. On s’immerge ensuite dans l’ivresse de son verbe ; Imbert Imbert joue avec les mots et les rimes, jette ses textes avec une spontanéité déconcertante, le propos est cru. Certaines chansons parlent du mal de vivre, là où d'autres chantent la vie à pleines mains.
On est enveloppé dans l’atmosphère et le son de sa contrebasse dont Imbert Imbert exploite génialement les sonorités et la tessiture et tire toute la richesse de ses arrangements ; ses compositions révèlent également un musicien talentueux et inspiré.
Grand imprécateur des privilèges et des passe-droits, ce refuseur du monde tel qu’il est, ce révolté, révolté de ne pas l’être assez a de grandes fenêtres ouvertes sur la lumière.
Et sa tendresse, fragile souriante, à fleur d’archet, est aussi grosse et lourde à porter que sa contrebasse.
Imbert Imbert a obtenu de nombreuses distinctions professionnelles ; son 1er Album : « Débat de Boue» est un bijou qui s’écoute en boucle. Nul doute qu’il en sera de même avec “Bouh !” dont la parution est prévue pour le 1er février 2010.

Mathias Imbert : contrebasse, chant

Fred Jean : batterie et piano